Pour répondre simplement :
Le symbole du suicide est un petit plus poussé que la simple morale trop grande d'une fillette la poussant à se donner la mort quand tout va mal...
Pour faire simple, il faut se référer à Jacques Derrida et au concept d'auto-immunité. Celui-ci cherche à nous faire comprendre combien une grande préparation du vivant à une réaction extérieure peut pousser ce vivant à s'autodétruire. L'exemple le plus simple est celui qui est cité dans le film :
Une première piqûre de guêpe provoque dans votre corps un développement de défenseurs, selon la bien connue formation d’anticorps. Seulement, dans certains cas, et en vous passant les détails chimiques, ces anticorps font un office un petit peu trop poussé et lors de la seconde piqûre, une trop grande réaction conduit finalement votre corps à la mort, alors même que ces anticorps était là pour l’empêcher.
Pour en revenir à Eléa, sa mort fait (au-delà de la lâcheté d’un tel geste ou de son courage qui est un thème sur lequel chacun se forge sa propre opinion) un écho à la réaction du monde, qui, par un occident trop préparé à réagir, se détruit par une réaction de défense trop grande. S’il se détruit par l’action des milices, au niveau macroscopique, il se détruit donc aussi au niveau microscopique puisque Eléa elle-même, s’autodétruit.
C’est là une mise en perspective d’une même destruction, interne : Le principe d’auto-immunité.
Evidemment, cela regroupe une pensée bien plus large que je ne suis pas à même d’expliquer aussi bien que M. Derrida =)
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